Cynthia Harvey, professeure et directrice du département des arts et lettres, UQAC

Cynthia Harvey, professeure et directrice du département des arts et lettres, UQAC

BY: Catherine Nygren

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Pour son doctorat en littérature française à l’Université Laval, Cynthia Harvey a étudié l’ironie romantique comme esthétique des romans de Théophile Gautier. Réfléchissant à ses premières expériences en enseignement, elle se souvient: « L’organisation et la préparation de cours constituent une véritable épreuve du feu. Au début, il est impressionnant de s’adresser à une classe et d’instaurer une bonne participation, sans perdre le contrôle du groupe, surtout lorsque l’on est habitué au travail de recherche en solitaire. Une jeune auxiliaire, quasiment du même âge que les étudiants, peut souffrir du « syndrome de l’imposteur ». D’un aspect plutôt terrifiant au départ, l’expérience s’est finalement avérée très profitable, car c’est en enseignant qu’on devient professeur.

Cynthia a complété son doctorat en quatre ans, soit la durée minimale. Paradoxalement, comme le marché de l’emploi lui apparaissait fermé, elle pensait qu’il valait mieux poursuivre ses études et prolonger son parcours universitaire, qui lui donnait l’occasion de vivre chaque jour sa passion de la littérature. Plusieurs obstacles se dressaient sur le chemin. En sus de l’endettement, il y avait surtout les pressions sociales : « Un doctorat en littérature? Et pour exercer quel métier? Travailler dans quel domaine? » Il fallait vraiment être convaincu de son choix de vie pour persévérer. Cynthia n’ambitionnait pas un emploi quelconque; elle voulait seulement lire et écrire, la plus belle façon de vivre et de s’enrichir à ses yeux.

En cours de route, Cynthia a occupé le poste de correctrice pour le Ministère de l’éducation, notamment à l’épreuve de français du ministère. Elle a aussi été chargée de cours à l’Université Laval, sans parler des tâches d’auxiliaire d’enseignement ou d’emplois plus alimentaires.

Actuellement, elle assume les fonctions de professeure et de directrice du département des arts et lettres à l’Université du Québec à Chicoutimi où elle enseigne la littérature française du XIXe siècle, la sociologie du texte et de la littérature, et la littérature jeunesse. Elle doit sa polyvalence à la formation qu’elle a suivie, à ses recherches et à sa débrouillardise.

Comme Cynthia a grandi dans un village de la Haute-Côte-Nord, Les Escoumins, l’Université Laval lui semblait bien vaste à l’époque. Elle y a malgré tout développé un certain sentiment d’appartenance, après une dizaine d’années d’études. Aujourd’hui, l’UQAC lui apparait comme un établissement beaucoup plus accessible, familier, de proximité. De plus petite taille, on y connaît tout le monde ou presque, ce qui crée un fort sentiment d’appartenance.

Réflexion faite sur l’état du milieu universitaire, Cynthia note que d’une façon générale, il reste encore de nombreux efforts à faire sur le plan de l’équité hommes / femmes. En tant que nouvelle professeure, elle a pu observer une certaine disparité. Par exemple, les directions de programme, qui impliquent de “materner” davantage les étudiants, sont plutôt confiées à des femmes, contrairement aux directions de département qui emploient principalement des hommes. Mais cela est en train de changer. L’UQAC vient d’ailleurs de nommer la première rectrice de son histoire, ce qui encourage les femmes à prendre leur place.

 

Pour son doctorat en littérature française à l’Université Laval, Cynthia Harvey a étudié l’ironie romantique comme esthétique des romans de Théophile Gautier. Réfléchissant à ses premières expériences en enseignement, elle se souvient: « L’organisation et la préparation de cours constituent une véritable épreuve du feu. Au début, il est impressionnant de s’adresser à une classe et d’instaurer une bonne participation, sans perdre le contrôle du groupe, surtout lorsque l’on est habitué au travail de recherche en solitaire. Une jeune auxiliaire, quasiment du même âge que les étudiants, peut souffrir du « syndrome de l’imposteur ». D’un aspect plutôt terrifiant au départ, l’expérience s’est finalement avérée très profitable, car c’est en enseignant qu’on devient professeur.

Cynthia a complété son doctorat en quatre ans, soit la durée minimale. Paradoxalement, comme le marché de l’emploi lui apparaissait fermé, elle pensait qu’il valait mieux poursuivre ses études et prolonger son parcours universitaire, qui lui donnait l’occasion de vivre chaque jour sa passion de la littérature. Plusieurs obstacles se dressaient sur le chemin. En sus de l’endettement, il y avait surtout les pressions sociales : « Un doctorat en littérature? Et pour exercer quel métier? Travailler dans quel domaine? » Il fallait vraiment être convaincu de son choix de vie pour persévérer. Cynthia n’ambitionnait pas un emploi quelconque; elle voulait seulement lire et écrire, la plus belle façon de vivre et de s’enrichir à ses yeux.

En cours de route, Cynthia a occupé le poste de correctrice pour le Ministère de l’éducation, notamment à l’épreuve de français du ministère. Elle a aussi été chargée de cours à l’Université Laval, sans parler des tâches d’auxiliaire d’enseignement ou d’emplois plus alimentaires.

Actuellement, elle assume les fonctions de professeure et de directrice du département des arts et lettres à l’Université du Québec à Chicoutimi où elle enseigne la littérature française du XIXe siècle, la sociologie du texte et de la littérature, et la littérature jeunesse. Elle doit sa polyvalence à la formation qu’elle a suivie, à ses recherches et à sa débrouillardise.

Comme Cynthia a grandi dans un village de la Haute-Côte-Nord, Les Escoumins, l’Université Laval lui semblait bien vaste à l’époque. Elle y a malgré tout développé un certain sentiment d’appartenance, après une dizaine d’années d’études. Aujourd’hui, l’UQAC lui apparait comme un établissement beaucoup plus accessible, familier, de proximité. De plus petite taille, on y connaît tout le monde ou presque, ce qui crée un fort sentiment d’appartenance.

Réflexion faite sur l’état du milieu universitaire, Cynthia note que d’une façon générale, il reste encore de nombreux efforts à faire sur le plan de l’équité hommes / femmes. En tant que nouvelle professeure, elle a pu observer une certaine disparité. Par exemple, les directions de programme, qui impliquent de “materner” davantage les étudiants, sont plutôt confiées à des femmes, contrairement aux directions de département qui emploient principalement des hommes. Mais cela est en train de changer. L’UQAC vient d’ailleurs de nommer la première rectrice de son histoire, ce qui encourage les femmes à prendre leur place.

 

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